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A découvrir absolument

“Avec la vidéo illustrant le titre ” Mythe “ (troisième extrait de l’album ” Big “), BBH est toujours en fuite (de la routine, du rock ” à la française “, de la meute conformiste comme de la falsification musicale) : en voiture, à pieds, sur mer comme en parachute, Alex organise un travelling qui démarre de l’attraction terrestre (désastre ?) pour finir… où donc ? Mystère BBH : ces compositions, écoute après écoute, fascinent toujours autant sans que l’on puisse en deviner l’issue finale, la destination supposée… Aussi précieux que rare.”

Pop Culture & Cie

« La vie est un mythe qu'on se raconte à soi-même, puis aux autres, et plus on en parle, plus on y croit. » Comment ne pas être d'accord avec la personne qui se cache derrière cet acronyme BBH (‘'Big Bang Human’’ lit-on sur Youtube…) ? Et en même temps on n'est pas obligé de le croire (« Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité » – Cocteau).

Mais perso ça me parle, j'ai toujours été fasciné par les mythomanes, les mystificateurs, les types comme Gary capable de créer un Ajar, ou les Malraux chez qui on ne sait plus démêler le vrai du faux, de l'exagéré. Alors la grande comédie, la vie, le monde, chacun fait avec les moyens du bord, comme il peut, chacun se débrouille. Certains fuient ou mettent la tête dans le sable pendant que les autres jouent le jeu et y prennent goût. D'autres préfèrent l'imagination, la création pour tenter de trouver des réponses, une vérité ou comme une façon de rajouter une couche de mensonge.

Bref comme dirait Daho « Je m'raconte des histoires, à dormir debout, j'suis le premier à tomber dedans ». C'est peut-être d'ailleurs ce qui m'a d'abord accroché à l'écoute de ces 5 titres à la fraicheur intemporelle, à l'immédiate familiarité : cette façon d'exprimer en français, comme d'illustres ainés, les sentiments et les envies qui nous suivent depuis nos premières émotions musicales. Ces souvenirs brouillés, dont on ne sait plus ce qui est réel ou imaginé, ces souvenirs souvent enjolivés, magnifiés à force d'être racontés. Et notamment ces nuits adolescentes et multicolores, tour à tour bleues, électriques, noires et blanches, roses comme la courbe de ses lèvres, grises et brumeuses, rouges comme le sang, oranges amères, ces nuits passées allongé dans le noir, clope au bec, rêvant de partir « Ailleurs », de gagner le Far West avec l'ami fidèle ou n'importe quelle « Terre promise » avec celle qui serait l'élue, ces nuits passées à ne pas dormir, à imaginer notre « Petit monde », ces nuits à cent à l'heure, ces nuits fauves, ces nuits mythiques… Ces nuits qui reviennent régulièrement vous percuter pendant vos nuits d'adulte. Bref…

L'écrin musical composé sur mesure pour ces miniatures rêveuses et bienveillantes est idéal : claviers et machines d'avant mais joyeux et clairs, emballés dans une spontanéité pop et une envie très actuelles, comme l'énergie de la création pour lutter contre la morosité et le pessimisme rampant. Des mélodies tout de suite attachantes, des mélodies qui donnent envie. De se lever, de se bouger, de dire « je t'aime » ou « allez viens, on y va, maintenant ». Il y a quelque chose de ces confidences enthousiastes échangées avec cette fille à la beauté naturelle au bord d‘une plage normande après avoir rallié la côté en pleine nuit sur un coup de tête. De ces rêves partagés et pas si fous, de cette attitude bravache qui ne trompe personne et ne tue pas les doutes, mais fait avancer. L'envie d'une insouciance qui durerait. Il sera bien temps de regarder derrière plus tard. Premier EP d'une série de 3, Big est franchement emballant. Dans ce qu'il qualifie de « chanson-électro ou le contraire » résonne quelque chose d'immédiatement amical et qui fait chaud au cœur. Une modestie qui ne s'embarrasse pas de détails ou de faux-semblants, une énergie douce qui trace sa route. Vivement la suite.

R d'autan

“Il y a dans Big, quelque chose de grand, cet essentiel doux et poétique qui pousse dans le nénuphar de notre intime. La plume d'Alex donne du sensible à ce qui s'imprime dans nos viscères au rythme d'un son électro. La musique de Big, autant de gouttes glissant de stalactites et s'insinuant dans nos trompes d'Eustache pour y laisser trainer une chanson française dans l'exigence d'une limpidité et d'universel. A quand la suite de Big ? Lorsque l'infiniment grand tombe en amour de l'infiniment petit.”

A découvrir absolument

BBH se rêve « ailleurs », sur la « terre promise », dans un « petit monde » proche du « mythe ». À l’image de sa musique, ni présente ni futuriste mais pas non plus nostalgique : claviers et boite à rythmes vintage, textes réalistes mais idéalisés, chant personnel donc touchant… On pense aux prémices de Matthieu Malon, à la nécessité du Dominique A de « La Fossette », au tout récent album de Fleuv. Derrière BBH, un mystère. « Big » est son premier EP autoproduit sur une série qui en comptera trois. On ne sait trop d’où vient-il, et pour une fois on ne cherchera pas à mener l’enquête (du moins, pour cet EP). Pour cause : anachroniques et caressants, les cinq titres de « Big » cultivent un flou que l’on souhaite conserver quelques temps. Petite musique du cœur qui n’exige rien de plus que de se lover tranquillement chez l’auditeur, sans forcing, avec modestie et courtoisie. Musique de chambre qui refuse de hurler son talent mais qui croit en sa légitimité. Simili New Order qui réussit à dompter les moyens du bord pour mettre en sonorités une manière de journal intime.
« On laissait derrière nous que des regrets, quelques mensonges pour la route, quelques ombres, beaucoup de doutes » affirme en ouverture « Ailleurs ». Tout un programme dont-on attend maintenant le deuxième tome (car, comme le disait Daho, « ailleurs c’est vrai qu’c’est toujours mieux »). (Jean Thooris)

Néosphères

Alex présente son projet BBH comme étant de la « chanson-électro ou le contraire ». Tout est dit. Un titre peut commencer par une superposition de strates rythmiques concassées pour ensuite servir de toile de fond à des textes poétique mi-parlé mi-chanté. C'est un peu comme si Etienne Daho ou Stephan Eicher faisaient leur début à l'ère digitale sur Warp. (Eric Deshayes)

Exile - L'électrophone

Un besoin de poésie né sur la route et dans l’urgence, un EP tout chaud Exile […], Kerguelen, un artiste à découvrir.

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PHW Records

PHW Records est un label basé à Orléans, fondé en 2015 par Alex Wallon. De la chanson aux musiques électroniques en passant par le rock ou le folk, nos projets ont pour point commun la liberté.

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