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Tout sur un plateau

BBH était sur TV Tours dans l’émission “Tout sur un plateau” pour jouer quelques titres en live et répondre aux questions d’Emilie Tardif.

A découvrir absolument

L’esprit rock français suinte aujourd’hui le professionnalisme et la poésie d’inoffensifs ironiques. Trop de concerts réglés dans le moindre détail, où la peur du danger reste une notion catégoriquement exclue. Trop de prestations où la musique compte finalement moins que le souhait de recevoir déluge de compliments à l’heure de l’after. Embourgeoisement inconscient, égocentrisme planqué derrière l’amabilité de façade. Grands perdants du rock français : le soufre, la violence, le cul et la haine. Oui, en ce moment, l’auditeur commence à s’emmerder, le public réagit mollement, les groupes et les artistes français n’incitent guère aux glaviots…

Sur disques, c’est pire. Depuis quelques mois, il faut s’armer de patience afin d’éprouver une quelconque émotion. Les albums défilent avec une régularité de plus en plus frénétique, et les trois quarts finissent à la poubelle au bout du troisième titre. Trop de fausses colères (qui se vérifient sur scène où, à défaut de la provocation attendue, ce sont des musiciens tout proprets qui nous accueillent), pas assez de sincérité et de tripes, une chanson française qui pue les Belles Lettres (notoriété publique et médiatique)…

Sans être ce fameux cocktail Molotov qui finira bien par venir un jour, BBH possède déjà le mérite de la discrétion. Pour Alex, multi-instrumentiste aux manettes du projet, il s’agit d’abord de composer une musique sensible, personnelle, et qui se contrefout royalement de l’égo. Pas question, ici, d’écrire un morceau pour étaler son génie à la face d’un monde qui, du reste, n’a pas spécialement envie de se laisser harceler par le forcing Réseau Social. Pour Alex, écrire reste encore une nécessité, un besoin qui transparaît évidemment dans ses compositions…

BBH l’annonçait en 2014 : « Big » n’était que le premier EP d’une trilogie. « Bang » et « Humain » sont aujourd’hui les deux suivants.
Là où « Big » s’avançait cohérent et homogène, ces dernières sorties ne craignent pas les hors-bords, les tentatives et les ruptures tranchées. BBH, toujours dans un format électronique, s’essaye à différentes tonalités et textures… « Bang » est ainsi une (fausse) plage de dix-neuf minutes pourtant constituée de titres épars évoquant aussi bien Mendelson, Vince Clarke, Arnaud Michniak, Matthieu Malon que… Alain Chamfort. « Humain » confirme le brassage des genres ; avec toujours cette incontestable honnêteté et puis l’idée de ne jamais se reposer sur la tranquillité d’une formule à reconduire machinalement.

Très à l’aise dans le dancefloor (entre Moroder et « Speak & Spell »), BBH navigue également, comme au moment de « Big », dans une introspection qui, dorénavant, s’exprime sous deux formes : le spoken word et le chant revendiqué. Etrangement, il y a ici schizophrénie. Si le phrasé parlé permet à Alex de railler ou d’haranguer une colère contenue, le chant accepte l’inclinaison au blues romantique.
Dans le premier cas, facile de ressentir une volonté d’en découdre, de cracher dans la mare. Reste maintenant, pour Alex, à moins canaliser l’obscénité et la fureur. Reste à moins supposer l’avenir que d’insister sur le présent. Tout est là, tout est en place pour jaillir. La langue de BBH pourrait aisément provoquer un bras de fer avec ce quotidien qui nous plombe le moral à tous…
Dans l’optique chantée, là, inconsciemment ou non, BBH tombe parfois dans le syndrome de « la chanson pop française qui ne se positionne pas comme de la chanson française mais qui en est quand même ». La sincérité de l’artiste n’est pas remise en cause. Mais le chanté donne à BBH un petit goût d’uniformité (alors que l’on sait le musicien bien au-dessus de la meute des brebis). Il n’empêche : si un titre tel que « Amour » semble éloigné de ce que l’on attend de BBH, au moins Alex, façon tête chercheuse, ose explorer d’autres horizons que ceux dans lesquels il excelle habituellement et toujours. C’est pour cela, entre autres raisons, que l’on suivra ad vitam aeternam le parcours discographique de BBH…
« Je suis un monstre et ça me va si bien » chante aujourd’hui Alex. Pas si loin, finalement, d’un pistolien « I’m not an animal »…

Radio Laser

Ce mois-ci marque la sortie d'un premier EP, BIG, premier d'une trilogie à venir, qui formera au final un album. Mystérieux sans le vouloir, Alex se cache derrière l'acronyme BBH. Aujourd'hui dans les loges, il dévoile les ficelles de ce premier ep poétique.

Ecouter l'interview

Kaput Brain

“Auteur, compositeur et arrangeur, Alex multiplie les casquettes pour mieux révéler son univers. Après plusieurs spectacles, projets musicaux et compositions de musique de films, voici l’artiste de retour avec Big, premier EP de son nouveau projet solo BBH. Alliant les sonorités de l’électro à l’écriture de la chanson française, le musicien établit une étonnante passerelle entre ces deux registres à priori paradoxaux. Les rythmes numériques des cinq titres, travaillés en détail et agrémentés d’arrangements tout aussi fouillés, fusionnent parfaitement aux textes d’Alex remarquables de poésie et de fluidité. Les premières compositions d’Etienne Daho trouvent ici un second souffle tandis que le placement de voix rappelle étrangement François Hadji-Lazaro. Si l’écriture de BBH tend vers un certain cynisme, Big n’est pas taché d’une noirceur étouffante. Entre légèreté et plénitude, l’EP brille dans des aventures de notre « anti-héros » refusant un chemin de vie tout tracé. Des maisons de quartiers résidentiels alignées comme les tombes d’un cimetière à la description d’une subsistance nocturne, BBH pousse à la réflexion sur les éternelles questions existentielles. C’est là une quête infinie mais qui mérite écho alors que de nouveaux EP sont déjà annoncés pour cette année.”

Pop Culture & Cie

On devrait se méfier des types qui préfèrent l'ombre à la lumière, la discrétion à l'ostentation, un acronyme à l'affirmation d'un patronyme : ils nous réservent toujours des surprises. S'ils avancent masqués ce n'est pas par lâcheté ou par honte, mais plutôt par pudeur ou envie de laisser leur œuvre au premier plan, de ne pas la parasiter par une belle ou une grande gueule, un look banal ou un style affirmé. Ils ne nous facilitent pas le travail, nous obligeant à imaginer, fantasmer : et ça ne rate jamais, on part sur de fausses pistes.

« J'ai dans la tête un jongleur,
Il marche au soleil dans une rue dont on ne voit ni les bords ni le bout car la lumière nous brûle
J'ai dans la tête un jongleur,
Et quand il laisse tomber une balle, une fleur pousse.

J'ai la tête vide.
Ce n'est pas vrai, mais si je ferme les yeux et que j'y crois très fort, ça le deviendra peut-être.
Le problème, c'est que je ne sais jamais si le vide est tout noir ou tout blanc.

Je voudrais n'avoir rien dans la tête, ce serait pratique pour mon jongleur fleuriste. »

Dès l'attaque de Bang, le nouvel EP de BBH, l'artiste nous prend à contre-pied et s'affranchit déjà des promesses et contours de Big. Car même si en lisant à travers les lignes, on pouvait y déceler quelques zones d'ombres, quelques failles, le premier EP formait un tout assez lumineux, dans une veine pop plutôt entrainante, avec ces envies de voyages, de route, de plage. Les plans séquences étaient le plus souvent tournés à l'extérieur, à l'air libre, cheveux au vent. L'artiste interrogeait le monde, les paysages, les mythes, pour s'y confronter, s'y retrouver, s'y reconnaître ou s'y découvrir. La route semblait tracée. Erreur.

Avec Bang, BBH poursuit son introspection mais au sens propre. Il nous convie à une visite jubilatoire (écoutez bien les textes) des méandres de son crâne, il nous entraine dans un labyrinthe peuplé d'êtres étranges et de pensées paradoxales. Plus sombre, plus accidenté, plus piégeux, parfois surréaliste, ce voyage n'en n'est pas moins passionnant. Navigation onirique sur une coulée de lave mentale, je pénètre avec un mélange de gêne et de jouissance voyeuriste dans les entrailles du « monstre » pour y découvrir un miroir de mes propres obsessions, des catacombes remplies de mes questions sans réponses et de mes inavouables pensées.

« Partagé entre l'envie que ce numéro se termine sous un tonnerre d'applaudissements et l'inavouable espoir de la voir gisant, pâle, inerte, un mince filet rouge le long de sa joue, coule… »

Musicalement, je retrouve tout ce qui m'avait plu dans Big, cette sincérité, cette poésie, cette qualité de composition et d'arrangement, cette voix proche et franche et parfois cette tentation de la danse… BBH continue de creuser son sillon singulier entre chanson et électro-pop mais, comme s'il avait déjà peur de s'embourgeoiser, tente et ose s'aventurer dans de nouvelles tranchées . Parler, chanter, scander, réciter, BBH décline avec bonheur les verbes d'interprétation du premier groupe et démontre une agilité certaine. Ouvrir le champ des possibles.

Avec Humain, l'air se fait moins rare et plus doux, la lumière plus claire, mais les ruptures de rythme et les embardées sont toujours au rendez-vous, au sein d'un même morceau parfois (Contemporain). Entre envie de dance floor (Today), désir de vertiges (Ivoire) et spleen existentiel de fin de soirée (Vie), BBH n'a pas peur de se lancer dans une vibrante plongée romantique (Amour). Il essaye, s'aventure, tourne autour de ses idées, les pousse pour voir ce qu'elles ont dans le ventre. Cet amoureux du Japon sait bien que ce qui compte c'est le chemin, c'est faire, apprendre, pas terminer, prendre le temps de faire les choses, et que la destination importe peu finalement. Seul le voyage qui se prolonge peut remplir nos âmes de plaisirs vrais, simples, durables, apaisants.

Une trilogie aux contours mouvants mais qui forme déjà un univers singulier, dessine la carte de territoires personnels, avec un ton qui se démarque du tout venant musicale souvent répétitif. Un Big Bang Humain finalement familier. C'est probablement aussi ce qui rend ces morceaux si attachants et que je suis déjà impatient de savoir ce que BBH nous réserve à l'avenir.

Efflorescence Culturelle

Au détour d’un premier mini album « Big » sorti le 5 janvier, l’illustre inconnu BBH nous revient avec un nouveau clip nous laissant rêveur.

Avec sa nouvelle vidéo clip « Mythe » issu de son EP, Alex, l’heureux interprète œuvrant sous le masque de BBH, transforme l’essai. Âmes poétiques, continuez avec nous, amateurs de rock fort, passez votre chemin pour découvrir ce fin artiste.

Mystérieux, BBH – Big Bang Human lit-on sur l’Internet, fascine. Moins il en dit, plus on en demande. Sa musique hybride, oscille entre chanson française et électro, un mariage incongru mais remarquable car peu souvent osé. « Mythe », son dernier clip, laisse entrevoir un paysage musical et une palette large d’influences. Les paysages défilent au gré de la voix et le texte, maitrisé, de l’auteur compositeur. A l’étude de « Mythe » : la nuit, l’ivresse, la nuit, l’inconscience, la nuit, l’illusion et encore la nuit. Encore illustre inconnu, Alex de BBH a le mérite de faire écho dans le dense monde qu’est la musique. Un artiste à suivre dans les mois à venir.

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PHW Records

PHW Records est un label basé à Orléans, fondé en 2015 par Alex Wallon. De la chanson aux musiques électroniques en passant par le rock ou le folk, nos projets ont pour point commun la liberté.

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